Flash infos

[COVID-19] « Zone d’alerte » Soixante-neuf départements sont, désormais, classés en zone rouge, rebaptisée zone d’alerte. Si le taux d’incidence, c’est-à-dire le nombre hebdomadaire de contaminations au covid-19, a franchi, dans ces départements, le seuil critique des 50 cas pour 100 000 habitants, « il n’y a pas de circulation intense du virus chez les personnes âgées et un impact qui n’est pas fort sur les réanimations », a rassuré Olivier Véran.
D’ici lundi toutefois, les rassemblements, tels que les mariages, les tombolas, les anniversaires, les communions, les événements associatifs dans les salles polyvalentes ou les salles des fêtes, seront limités à 30 personnes. Les mariages prévus ce samedi ne devraient donc pas être concernés par cette réduction de seuil. D’autres mesures restrictives pourront être prises par le préfet, en concertation avec les élus locaux. En savoir plus

L’antenne Solidarité Logement dans la Boucle – Boucle de Seine d’Habitat et Humanisme, annule son vide-greniers du dimanche 11 octobre qui devait se tenir place Berteaux, en raison de l'impossibilité d'assurer dans de bonnes conditions la mise en place des gestes barrières et de sécurité sanitaire. En savoir plus : 01 30 71 08 06 – ass.slb@wanadoo.fr

D'une maison de campagne à un hôtel de Ville

L’actuel Hôtel de Ville de Chatou fut construit vers 1730 sur l’emplacement d’une propriété ancienne qui était à l’origine une maison de campagne. La maison connaît plusieurs propriétaires dont le danseur Gaëtan Vestris (1761 à 1772) et Camille Périer (Maire de Chatou de 1832 à 1844).

Dans sa séance du 27 janvier 1878, le conseil municipal estime que cette propriété, qui appartient alors à la famille Fauchat, serait parfaite pour abriter la nouvelle mairie ! Mais les propriétaires ne veulent pas vendre la maison séparément du domaine… et la commune ne peut pas tout acheter. Le Maire, Ernest Bousson demande alors à ses concitoyens de former une société civile immobilière* pour acheter ce domaine. Une fois la propriété achetée, la société cède la maison à la Ville de Chatou et construit des immeubles et des hôtels particuliers sur le reste du terrain avant de les revendre par lots. De façon très solennelle, par délibération du Conseil municipal, la mairie prend le nom d’« Hôtel de Ville » le 1er août 1878. S’ensuit alors une campagne de travaux de transformation sous la houlette de l’architecte catovien François-Eugène Bardon**. De nombreuses modifications sont ainsi apportées à cette vieille demeure dont un campanile, une horloge extérieure et de nombreux aménagements de décoration intérieure. Ce nouvel Hôtel de Ville est inauguré en juin 1880. D’autres modifications s’ajoutent au fil du temps comme un soubassement en meulière en 1887 ou une grille en fer en 1895. L’Hôtel de Ville garde son apparence intacte jusqu’en 1964, date à laquelle le bâtiment est rénové de manière sommaire et son décor de façade, très endommagé, disparaît derrière une couche de peinture blanche !

* elle était composée de dix-sept membres, ce qui a donné le nom de l’actuelle « rue des dix-sept »
** d'où le nom du square avenue d'Aligre

Un retour aux sources 

Dans une volonté de mise en cohérence des éléments patrimoniaux de Chatou, la Ville souhaite réhabiliter l’Hôtel de Ville afin qu’il retrouve sa splendeur de 1880. C’est d’autant plus important que ce bâtiment va prendre de plus en plus d’envergure dans la vie des Catoviens. En effet, après le déménagement des services municipaux (à l’automne), le devenir de l’Hôtel de Ville va être repensé. Les mariages y seront toujours célébrés. Il restera le cœur de la vie municipale officielle, les Conseils municipaux s'y tiendront et le bureau historique du Maire sera conservé. Les espaces de bureaux libérés font actuellement l'objet d'une réflexion quant à leur nouvelle destination (lieux d'exposition, salle de réception...).

   

  • Hôtel de Ville ©archives départementales des Yvelines
  • Hôtel de Ville
  • Hôtel de Ville arrière