Les tribunes libres - Octobre 2016

Octobre 2017

Groupe "Continuons Ensemble" 

(Groupe majorité)

Liberté d’expression. Tous citoyens !

La citoyenneté ne se définit pas uniquement d’un point de vue juridique par la possession de la nationalité française et de ses droits civiques et politiques. Elle se définit aussi aujourd’hui comme une participation à la vie de la cité. Cette participation reste bien sûr la liberté de chacun.
Un citoyen peut choisir de participer ou non à la vie publique. Toutefois, celui qui s’engage, notamment en exerçant son droit de vote a les moyens de faire valoir son point de vue, d’apporter sa contribution au devenir de la société, d’être acteur et de participer à la définition des grandes orientations de la politique locale ou nationale.

De son côté, la liberté d’expression et d’opinion est un droit fondamental et essentiel en démocratie. Il est mentionné dans l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Cela ne signifie pas
pour autant qu’on peut dire n’importe quoi, n’importe où sans aucune restriction. La liberté d’expression est donc un droit qui n’est pas absolu. Elle implique des devoirs qui guident le comportement du citoyen dans l’espace public.

En s’exprimant dans des actions collectives ou quotidiennes les citoyens ont un rôle essentiel pour faire évoluer la société dans laquelle ils vivent et imposer les valeurs par lesquelles elle se définit : la civilité comme reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, le civisme qui consiste à agir pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers ou la solidarité qui souligne que les citoyens ne sont pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble de femmes et d’hommes attachés à un projet commun.

Ces trois valeurs donnent à la citoyenneté tout son sens et ne limitent pas la liberté d’expression à l’exercice du droit de vote. Elles sont par ailleurs pour beaucoup dans le caractère apaisé de la société.

Groupe "Chatou c'est vous"

Emmanuel Loevenbruck, Clémentine Masson,
Vincent Grzeczkowicz
www.chatoucvous.fr

Un droit d’expression de l’opposition à respecter

À plusieurs reprises, nous avons demandé d’agir pour que le droit d’expression des élus de l’opposition respecte la loi, l’esprit de la loi.
- En premier lieu, au sujet des enregistrements audio des Conseils municipaux qui sont d’une qualité déplorable, non indexés et ne remplacent en rien une prise en continu des débats. Ces jours-ci, aucun enregistrement accessible.
- En second, des tribunes des groupes d’opposition se baladant dans le journal d’un mois sur l’autre entre les pages 12 et 30 ce qui la rend de fait moins visible. Une place en avant dernière page de couverture serait logique. 

À cela s’ajoute le non respect du droit de laisser un encart à l’opposition dans les nombreuses lettres du Maire. La plus récente au sujet du scandale du nouvel « IMPÔT HOLLANDE » tente d’expliquer le record absolu pour les Yvelines en matière de hausse de la taxe foncière départementale (+66 %). Nous pensons que le Conseil Départemental comme le gouvernement sont responsables de cette hausse inouïe et nous aurions eu besoin d’un encart pour le démontrer. De nombreux catoviens se questionnent sur la place donnée dans le dernier journal à la venue de M. Juppé à Chatou. En serait-il de même avec la venue d’autres candidats des primaires ou encore celle de Madame Le Pen ?

Point d’orgue, nous avons eu un refus pour un affichage municipal informant d’un atelier collaboratif ouvert à tous les catoviens sur le Hameau Fournaise qui a lieu le 8 octobre du fait d’une mention « à l’initiative des élus de Chatou c’est Vous ». Heureusement, nous avons trouvé lors du dernier conseil municipal un compromis en enlevant cette mention.
En consultant les journaux et les sites des villes voisines, nous constatons qu’à Chatou la voix de l’opposition est réduite. À Rueil, les élus de l’opposition ont également un visage avec une photo en petit format pour chaque élu.
Nous demandons qu’à l’avenir le droit d’expression des groupes d’opposition vive davantage dans le respect de la loi.

Groupe "Cap Chatou"

Pierre Grison, Katya Lainé, José Tomas 
contact@cap-chatou.fr

Revoir l’utilité des syndicats intercommunaux

Lors du dernier conseil municipal, étaient à l’ordre du jour plusieurs rapports de syndicats intercommunaux. Une première question se pose : le Conseil, en fait, ne se prononce pas sur le fonctionnement ni les objectifs de ces syndicats, mais se contente de prendre connaissance d’un rapport annuel. Pour certains d’entre eux, dont les objectifs sont clairement définis, cela pourrait être acceptable, comme le syndicat d’assainissement des eaux usées, encore qu’il serait sans doute préférable de donner un avis sur sa gestion. (On y apprend qu’en 2015, la redevance payée sur l’eau avait presque doublé). 

Pour d’autres syndicats, cela pose un vrai problème. Prenons le SIDECOM, créé dans les années 80 pour développer une télévision locale et sa diffusion par le câble coaxial, il n’a aujourd’hui plus aucun rôle dans le développement de la fibre optique et Yvelines Première devrait être une société autonome.
Ses objectifs sont flous, et sa gestion est devenue problématique. Aucune des réunions de gestion n’arrive à réunir le quorum, et les éléments financiers remis indiquent un résultat positif annuel depuis plus de 5 ans d’environ 100 000 euros, dont personne ne sait ce que devient cette somme.

De même le Syndicat des Coteaux de Seine, qui mélange des compétences de transport et de développement touristique, indique pour ses dépenses de fonctionnement un budget de 1.8 M€, mais n’en réalise que 0,6 et affiche un excédent de 0.7 M€. C’est encore pire pour le budget d’investissement.
D’autres exemples pourraient être cités.

Alors pour nous, il est temps que ces syndicats, avec chacun leur administration, réintègrent le cadre démocratique normal, c’est-à-dire la communauté d’agglomération, la CASGBS. Les conseillers doivent reprendre la main tant sur les objectifs que sur les moyens affectés. Les syndicats n’ont plus de raison d’exister et doivent être avantageusement remplacés par une structure de gestion de projet qui permettra d’économiser ressources humaines et financières.

Groupe "Objectif Chatou"

Pierre Arrivetz - Lee Neumann 
piarri@orange.fr - 06 33 33 25 76

PATRIMOINE : IL FAUT CHANGER

La « rentrée des classes » de la ville a débuté par un véritable exploit de notre maire concernant l’évacuation des roms de l’Île. Il y a eu aussi les Journées du Patrimoine pendant lesquelles le patrimoine de nos bords de Seine a dû incarner sa vie de victime locale :

* Sequana révoquée sans grande concertation alertant ses seuls adhérents sur un défilé nocturne de ses voiliers et canots à vapeur de la Belle Epoque qui a eu lieu le 18 septembre,
* le Nymphée de Soufflot, monument historique classé de la fin de l’Ancien Régime, non visité, déclaré en péril par le Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine alors qu’il est la représentation la plus éclatante de l’art dans les jardins au XVIIIe siècle.

Si Chatou s’est dotée d’équipements publics pour affronter le XXIe siècle, la revalorisation du patrimoine fait défaut sur les bords de Seine par manque de stratégie d’ensemble voire d’imagination.
Sans défigurer un environnement qui l’est déjà ni sacrifier la Foire à la Brocante (qui faillit périr sans l’intervention associative du président de notre groupe en 1994), il est possible de présenter une nouvelle offre pour la restauration et l’hôtellerie, de refaire de Chatou une capitale nautique (aviron, voile, canotage), de mettre en route un chantier de navires de croisière de la Belle Epoque, de faire
vivre des métiers d’art ou des écoles de formation autour du nautisme, d’étudier une vie événementielle dans le sillage de nos magnifiques costumières bénévoles qui ont tracé la voie de ce que devrait être la vitrine d’une ville impressionniste, de faire enfin du Nymphée un site international dédié à l’art dans les jardins.
Entrés dans le XXIe siècle, nous ne pouvons plus nous dispenser d’un regard neuf sur notre patrimoine. Il faut un projet qui n’enlaidisse pas, une ambition qui ne faiblisse pas, et plus encore une écoute et un encouragement sans faille aux acteurs du patrimoine.
Situés à une heure de Paris, nous devrions pouvoir changer nos méthodes et relever le défi .