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[Cœur d'Europe] La concertation sur les scenarii d'aménagement, dernière ligne droite ! La Ville de Chatou vous propose de vous exprimer sur les différents scenarii d'aménagement présentés en réunion publique le 21 novembre dernier. Donnez votre avis en répondant à un questionnaire. Cela vous prendra moins de 5 minutes ! Vos contributions pourront nous parvenir jusqu'au mardi 10 décembre inclus. En savoir plus

Groupe "Objectif Chatou"

Publié le 24 octobre 2019

Il y a cent ans, l’Armistice était célébré pour la seconde fois. Chatou, havre de la villégiature, était endeuillé de 272 morts pour 6 532 habitants. Le 16 novembre 1919, la démocratie française manifestait sa vitalité en organisant l’élection à la Chambre des Députés. Y entrait un natif de Chatou, Georges Mandel, élu dans l’arrondissement de Lesparre en Gironde. Chef de cabinet de Clemenceau depuis 1917, celui-ci prenait son indépendance au sein d’un Bloc National rassemblant 433 députés. Sans doute Mandel connut-il là sa seconde naissance, celle de l’homme politique dénonçant, preuves à l’appui, le réarmement de l’Allemagne, devenant quinze ans plus tard le ministre sans égal des PTT puis des Colonies.

L’un de ses biographes, Paul Coblentz, écrivit en 1946 après avoir évoqué sa naissance à Chatou en 1885 : " Si j’insiste quelque peu sur cette charmante bourgade natale de Georges Mandel, c’est que, quarante ans plus tard, l’homme d’État aimait encore à s’y arrêter au passage, à y rêvasser quelques instants, ce qui contrastait singulièrement avec ses habitudes, et, il faut le noter, avec le peu de cas que ce politique faisait du spectacle de la nature.

Entre deux suspensions de séance tumultueuse au Palais Bourbon, tandis que les couloirs bouillonnaient d’une fièvre tapa­geuse dont Mandel était bien souvent le satanique animateur, Lautier prétendait que le député de Lesparre, montant seul dans sa voiture, a donné plus d’une fois cet ordre à son fidèle chauffeur : « - Henri, à Chatou, aller et retour (…) .

L’homme d’État que Churchill réclama en vain à ses côtés en 1940 mourut assassiné pour ses convictions par la Milice le 7 juillet 1944. Que n’aurait-il accompli s’il avait été ministre de l’Air dans les années précédant la guerre ? Une association a eu la bonne idée de demander la restauration du médaillon à son effigie en coordination avec les acteurs de la mémoire combattante. Puisse cet hommage être le vôtre.

Pierre Arrivetz - Lee Neumann  : piarri@orange.fr - 06 33 33 25 76