Groupe "Cap Chatou"

Chatou-il concerné par l'avenir de la Plaine de Montesson ?

Chaque catovien connaît cette plaine pour l'avoir traversé en allant faire ses courses dans une grande surface ou en circulant dans la Boucle de Seine. D'une surface d'environ 350 ha (environ les deux tiers de la superficie de Chatou), cette plaine comporte une petite partie en friche, une autre partie formant le parc naturel départemental, tandis que la majeure partie est utilisée en culture maraîchère avec surtout des salades alimentant la grande distribution.

C'est aussi un poumon vert et une réserve de bio diversité. Aujourd'hui où l'on cherche à aérer nos villes, à conserver le contact avec la nature, et surtout à développer une alimentation saine produite localement, Chatou ne peut voir cette plaine simplement comme un espace périphérique utilisable pour décongestionner la circulation automobile catovienne, ou pour aller y faire ses courses mais doit au contraire militer au sein de la communauté d'agglomération CASGBS pour développer un avenir répondant aux nouveaux besoins exprimés par les citoyens.

De nombreuses pistes ont déjà été évoquées : développement d'une agriculture biologique en plein champ ou hors-sol sur les parties impropres à la culture, projets de permacul­ture, fabrication d'un compost de qualité alors que nous envoyons actuellement nos déchets verts dans une usine à plus de 50 km. Si nous voulons conserver cette vocation agricole, il est indispensable de passer à la vitesse supérieure en aidant les agriculteurs actuels à faire cette transition, en résolvant le problème foncier, en permettant à des jeunes de venir s'installer avec de nouvelles idées. De nombreuse villes, en France ou à l'étranger, ont montré la faisabilité économique, l'intérêt écologique, et le soutien actif des populations environnantes, de telles réalisations

Chatou, qui possède un des plus gros potentiels d'achat de produits bio dans la Boucle et qui veut porter haut les valeurs du développement durable, ne peut se retrancher derrière son clocher, mais bien au contraire se doit de jouer un rôle moteur dans ce développement forcément collectif.

Pierre Grison et Katya Lainé : contact@cap-chatou.fr